Histoire de notre paroisse
L’église Saint-Raymond Nonnat fut construite de 1863 à 1864, sur un terrain offert par monsieur Denis-Joseph Miège, sous-commissaire de la Marine à la retraite. Elle remplaçait une église qui avait été mise en chantier, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la fontaine de la place, en 1841, mais qui s’était effondrée en 1862. La nouvelle église fut mise sous le vocable de la Visitation-de-la-Vierge-Marie et le Cœur Immaculé de Marie, qui en est donc la titulaire. Elle fut bénie le 10 avril 1864. Saint Raymond, patron du village, n’en est que le patron secondaire. Notre église est donc nommée à tort Saint-Raymond Nonnat » ! La première pierre fut posée le 19 avril 1863, par l’archiprêtre Bertrand, curé de la cathédrale de Toulon, délégué par Mrg Jardany, évêque de Fréjus-Toulon. La bénédiction de l’édifice eut lieu le 10 avril de l’année suivante par le même archiprêtre, l’abbé Auguste Martin étant le curé du Pradet. L’église n’est devenue, à proprement parle, église paroissiale, qu’à partir de 1894, année de l’émancipation du Pradet par rapport à La Garde, pour devenir une commune autonome. L’église est de style roman.
quatre évangélistes, qui ornent le pourtour du chœur, sont du peintre martigais, Louis Ponchin, qu’il a exécutées en 1871. On peut admirer les 14 stations du chemin de croix. Elles proviennent de l’église Saint-Cyprien de La Calle en Algérie. Elles ont traversé la mer dans un chalutier en 1962 pour aboutir chez nous. En 1981, elle s’enrichit de nouveaux vitraux qui racontent les principaux moments de la vie de saint Raymond. Ils sont du maître-verrier Ginette Balestra. Non figuratifs, ils rappellent cependant, la naissance du Saint, son baptême, sa vocation, ses vœux, sa prière, cardinal, la fondation de l’Ordre de N.-D. de la Merci, ses adieux et, au-dessus du porche d’entrée, sa gloire. De style campagnard, l’église connut une totale restauration, tant à l’extérieur (façade) qu’à l’intérieur, sous le pastorat de l’abbé Marius Boyer. La rénovation intérieure commença en mars 1996 par la peinture des murs, puis des personnages de la voûte de l’abside. Il y est représenté l’Ascension du Seigneur, par Michel Deguil.
Le nouvel autel, en marbre de carrare, est de 1983. De belle allure, il n’a pas provoqué la disparition de l’ancien maître-autel en marbre, qui est particulièrement réussi, notamment avec son baldaquin qui abrite le crucifix. La chapelle latérale de gauche s’est enrichie, en 1998, d’un orgue électronique Allen, possédant trois claviers et 48 jeux. La nef a été entièrement décorée par Michel Deguil et Daniel Ballay. Dans la chapelle des baptêmes, une majestueuse copie de « la Madeleine », de Titien, par Daniel Ballay, impressionne le visiteur. Au mois de mai 2000, Mgr Madec, évêque du diocèse, consacra l’église.
La façade extérieure fut restaurée en 2006 et fut décorée par Monica Perrin et Annie Taillemite, aidées par Daniel Ballay. Au sommet, nous lisions autre fois la devise de la ville « SEMPER SUPRA DET » qui, pour être un jeu de mots en langue latine, n’en contient pas moins une signification profonde : « Qu’il donne toujours davantage , qu’il s’agisse de Dieu ou du village. De part et d’autre du portail, on reconnaît,
à droite, saint Roch (d’après Bernardo Luini, Milan), avec son chien qui le sauva de la famine en lui apportant chaque jour son pain. Saint Roch, né au XIVè
siècle en Provence, prit le chemin du pèlerinage pour se rendre à Rome, en soignant les malades de la peste. Lui-même contaminé, retourna en France, mais assimilé à un vagabond, il fut emprisonné et mourut à Montpellier.
À gauche, Sainte Marie-Madeleine (d’après Piero de la Francesca, Arezzo). Elle est représentée avec sa fiole du parfum qui devait embaumer le corps de Jésus au soir de sa mort. Premier témoin de la Résurrection du Sauveur, elle parvint, avec d’autres disciples du Christ, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, peu de temps après l’Ascension, et participa à l’évangélisation de la Provence, avec sa sœur Marthe et son frère Lazare (premier évêque de Marseille). Elle mourut à La Sainte-Baume. On peut vénérer son crâne en l’église abbatiale de Saint-Maximin.
Au-dessus du portail, nous contemplons la Résurrection du Sauveur (d’après Piero de la Francesca, San Sepolcro). Le Christ est représenté sortant du tombeau, avec, à sa gauche, le symbole de la mort, et, à sa droite, celle du paradis.
La façade intérieure, côté entrée, reçut, dans toute sa largeur, la fresque de Monica Pérrin et Annie Taillemite, en 2007. Elle fut réalisée, comme celles de l’extérieur, selon la technique ‘Buon fresco’. Sur la partie haute, on admire les Archanges qui appellent les élus au Paradis (d’après Luca Signorelli, Duomo, Orvieto – vers 1499). Dans la partie centrale figurent les élus au Jardin d’Eden retrouvé (d’après le ‘Jugement dernier’ de Luca Signorelli, Duomo, Orvieto –vers 1449).
Nous retrouvons les éléments rapportés dans le livre de l’Apocalypse, à propos de l’ouverture par l’Agneau des sept sceaux. Dans la nef, en hauteur, de chaque côté des vitraux, sont peints des personnages de style renaissance, représentant (en commençant par le fond, à droite) : Abraham, Moïse, David, Salomon, Isaïe, Jérémie, Ruth, Jonas, Esther, Amos Daniel, Ézéchiel, Esdras, Néhémie, Jean-Baptiste et Élie.






